Dans la série: Les murs ont des oreilles, Luc
Paris
présente L'envers des Pavillons:
«À la mémoire de Jane et John DOE»
-- autres pavillons de Luc : U.S.A.,
Canada,
France,
Japon,
Québec

Tableau sculptural, techniques mixtes, 27 x 22.5
cm , 1998 - Photo par / by François Lareau, Ottawa
© Luc Paris, 1998
(Collection
François Lareau, Ottawa)
Définition héraldique de l'artiste
«dont le flanc sénestre est sinople, un flanc
dextré
est orangé,en pal carmin et le tout meublé de trois croix
versées»
Luc Paris
Explications du tableau reçues de l'artiste
Le drapeau de l'Irlande avec ses couleurs inversées comporte
trois croix. La croix de gauche, sans le Christ,
représente les Protestants. Celle de droite, en or et
avec le Christ, représente les Catholiques. Celle du centre,
en noire et avec le mot «DOE», est la croix à
la mémoire de Jane et John Doe, décédés,
victimes
innocentes du conflit irlandais.
François Lareau
Voici l'envers des pavillons
De tous les temps, la société qu'elle que soit son
régime
politique ou social a toujours procédé de la même
façon.
On se choisit un chef, on forme une armée, on délimite son territoire et l'on se choisit un drapeau pour unifier tout ce puzzle.
«À la guerre comme à la guerre», le premier geste après le triomphe est d'enlever le drapeau du vaincu pour y installer le drapeau de notre puissance.
La course aux drapeaux de nos jeux d'enfance en sont un reflet de l'habititude d'aller voler le drapeau de l'adversaire.
Par le fait de planter son pavillon, nous délimitons nos propres lois, notre propre idéalisme, notre propre culture en dépit du monde cultrurel, politique, religieux de l'opposant.
Plus insidieusement, le fait de planter notre drapeau sur le territoire de l'autre nous confère un droit de gérance sur l'opposant avec tous les privilèges que l'on peut en soutirer.
Si les pavillons sont ressemblants à d'autres, ce n'est que fortuit.
Luc Paris