"[...] il est impossible de faire
l'histoire du droit criminel des
nations sans toucher à leur histoire politique et morale.
C'est la partie du droit où se réflètent le plus
vivement les divers âges de l'humanité." (
Albert Du Boys,
1804-1889,
Histoire
du droit criminel des peuples anciens depuis la formation des
sociétés jusqu'à l'établissement du
christianisme, Paris:
Joubert,
Librairie de la Cour de cassation,
1845, aux pp. 3 et 4)
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"La justice pénale a trois objets : indemniser la victime,
corriger le
coupable, et défendre la société contre les
tentatives et les récidives
du crime" (
Alphonse de Lamartine,
1790-1869, "Sur l'abolition de la peine de mort. Second discours,
1857" dans
Oeuvres
complètes de M. A de Lamartine,
tome VIII, Paris: Charles
Gosselin -- Furne -- Pagnerre, 1847, pp. 292-309, à la p.
296);
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"Le droit
pénal, tel qu'on le comprend de nos jours, présente
à un plus haut degré que les autres parties de la science
du droit, le caractère de l'universalité ou du
cosmopolitisme. Cela tient à la nature même de ce
droit. D'abord, les lois
générales
qui, dans les pays civilisés, président à la
répression des actes punissables, sont les mêmes partout,
car elles ont leur raison dans la nature fondamentale de l'homme.
Ensuite, le but que la société cherche à atteindre
et le moyen dont elle dispose à cet effet, sont les mêmes
dans tous les pays, il faut dès lors, qu'il y ait sinon
identité, au moins analogie entre les dispositions des divers
codes, sur les caractères constitutifs des actions punissables
et sur l'application des peines. Et, en effet, quand on compare
entre eux les codes criminels modernes, on y rencontre un assez grand
nombre de dispositions qui ne diffèrent en
réalité, que par la langue dans laquelle elles sont
écrites. A mesure que la science parviendra à
déterminer avec plus de précision les principes
dirigeants de chaque matière, le nombre de ces dispositions
identiques augmentera. (
Jean-Servais-Guillaume
Nypels, 1803-1886,
Bibliothèque
choisie
du droit criminel (droit pénal et procédure criminelle),
ou, Notice des ouvrages utiles à
connaître
/ publiés dans les principales contrées de l'Europe et
aux
Etats-Unis d'Amérique, sur cette partie de la science du droit ;
avec l'indication des sources du droit criminel, et des notes
bibliographiques
et critiques, Bruxelles : Bruylant-Christophe,
1864,
avant-propos)
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"The mood and temper of the public with regard to the treatment of
crime and criminals is one of the most unfailing tests of the
civilization of any country." (
Winston
Curchill in the House of Commons, 20 July
1910)
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"Le crime, en entendant cette expression dans un sens très
général, peut être défini : un acte contre
lequel
la société réagit au moyen d'une peine. Le
crime
et la peine sont donc des phénomènes sociaux, soumis aux
lois de la sociologie, et ainsi conditionnées par tous les
changements
apportés à l'organisation sociale, par exemple, par les
variations
du milieu économique et, plus encore, par l'état des
croyances
morales et du degré de culture de chaque époque et de
chaque
peuple." (
Émile
Garçon, 1851-1922,
Le
droit pénal :
origines -- évolution -- état actuel, Paris :
Payot,
1922,
p. 3)
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"
"Le droit
pénal est un
phénomène de civilisation, directement marqué par
la psychologie des
foules, les traditions locales, les passions passagères, les
élans
généreux, la politique, la littérature, la
contestation, les moyens de
communication…" (Robert Legros,
"1830-1980. Droit pénal
et société", (1983)
14(1-2) Revue belge d'histore contemporaine 177-201; disponible
à http://www.flwi.ugent.be/btng-rbhc/pdf/BTNG-RBHC,%2014,%201983,%201-2,%20pp%20177-201.pdf
(site visité le 11
janvier 2007)
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"Criminal law is a norm that is always limited by the
reality and the tradition of a national state. A country's Penal Code
is a part of their cultural and social consciousness of the
nation. The cultural tradition of a nation is a womb that
gives birth to the criminal law and it establishes the scope and the
limit of the application of criminal law. ... Criminal law should not
become no more than a 'dead law' to establish the standard and
the limit of criminal sanctions but should go further to be an
'alive law' to enhance the valuable order and the moral
standpoint of a conimunity." (Former Prime Minister and Law professor
Lee Soo Sung,
Cultural Tradition of
Korea and Criminal Law [hankuk eui munhwa cheontong kwa
hyeongbeop], Korean and Japanese Jurisprudence Study [han il beophak
yeonku],
1994, at
21 and 38, quoted by Kuk Cho, "Aggravated Punishment on the Homicide of
Lineal Ascendants
in the Korean Penal Code: Maintain Filial Piety by Criminal Law?",
(2003) 3(1)
Journal of Korean Law
109-121, at pp. 113-114)
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"Roxin argues that the criminal law is not the only
appropriate means
by which to pursue the proper end of protecting legitimate values and
interests
(
Rechtsgüter). On the contrary, the whole arsenal of
the legal order must be put to use, and criminal law is actually the
last
means of protection to be considered. It may only be employed where
other
means (e.g., private law litigation, administrative solutions,
non-criminal
sanctions, etc.) fail. That is why punishment is called the “
ultima
ratio of social policy,” and why its task is defined as the
“subsidiary”
protection of
Rechtsgüter. Criminal law protects only some
Rechtsgüter,
and its protection is sometimes selective rather than general (as with
the protection of private property). This makes it appropriate to speak
of the “fragmentary” character of criminal law." (
Nils Jareborg,
"Criminalization
as Last Resort (
Ultima Ratio)", (
2005) 2
Ohio State Journal of
Criminal Law 521-533, at pp. 524-525; notes omitted)